Actus

Stage d’écriture en mouvement - 13 et 14 juin, Vallée de la Bruche

Le Lab’eau est une résidence d’écriture, une invitation à déployer nos mots dans l’espace avec fluidité, liberté et confiance. C’est un voyage au fil de l’eau, celle qui nous entoure mais aussi celle qui nourrit nos cellules et nous constitue. C’est un laboratoire écopoétique*(1) mêlé à une aventure écosomatique*(2).

Imaginez comment la rivière prend de la vitesse en contournant les rochers, sentez la puissance de l’envol quand la cascade quitte son lit, goûtez le brassage du remous lorsqu’après la chute, l’eau touche le fond … et remonte.

Nous invoquerons l’énergie des ruisseaux, des fontaines, de la pluie, des cascades mais aussi les liquides de notre corps, ceux qui soutiennent nos changements d’état et nous offrent des moyens tangibles et mouvants de transformation.

Venez expérimenter dans un cadre collectif des manières fluides et spontanées de jouer des turbulences. Écouter, laisser couler, flotter, dériver, accueillir, se relier… cette résidence est une invitation à libérer vos voix d’eau par l’écriture et la mise en mouvement.

*(1) L’écopoétique au juste c’est…?

« Une manière de faire monde en se mouvant et en résonance avec les autres forces du vivant {qui} accorde une place éminente à une diversité de savoir-faire. Appréhender ce qui {est} caché et ramener l’invisible à la portée des humains : tel {est le} but. (…) Du reste, apprendre {consiste} surtout à se mettre à l’écoute, y compris des paysages et de leurs environs, du relief et des lieux sacrés, des lignes et des franges, de la ronde des saisons, de la myriades des sons et des images et de la glèbe, des plantes et des insectes et des oiseaux. Ne {s’agit-il} pas, avant tout de décrypter les indices de vie, les mille sentiers du vivant, de capter les flux de vie, et d’en assurer la redistribution le long de différentes chaines minérale, botanique, zoologique, psychique, biologique et organique? »

En remerciant Achille Mbembe pour ces mots extraits de : « La communauté terrestre » pour cette définition de l’écopoétique.

L’écopoétique comme tentative de raconter de nouvelles façons d’être au monde qui nous impliquent, nous concernent, nous dépassent et nous débordent. L’écopoétique comme manière d’irriguer des formes d’alliances qui nous rendent autres, comme une impérieuse poussée des hybridations.

*(1) Vous avez dit écosomatique…?

« En choisissant de nommer nos pratiques « écosomatiques » {écopoétiques} nous souhaitons participer à l’essor d’un champ à la croisée des arts, de l’écologie et de la société. C’est un nom récent pour expliciter une relation au vivant qui en soi n’est pas nouvelle, mais à recréer, comme réactiver des chemins perdus. Il s’agit avant tout de relations, de relationnel, de se comprendre comme imbriqué.es dans les interactions et interdépendances des vivants autres qu’humains et humains. Nous soutenons l’urgence des savoirs incarnés et situés dont nos corps {nos écritures}  compris dans ces écologies locales deviennent à la fois les réceptacles et les canaux. Nous oeuvrons pour des devenirs terrestres et défendons, sentons, vivons, créons, aimons cette appartenance au système Terre. » 

Texte publié par Eve Chariatte, Joanne Clavel et Gregory Stauffer: https://malvaux.net/accueil/a-propos/

Nos corps perçoivent, ressentent, écoutent, répondent. Ils résonnent et apprennent des lieux, des présences, des mouvements du vivant. Comment en nous laissant toucher par les éléments, le vent, l’eau, les plantes, par tout ce qui murmure autour, comment pouvons-nous habiter nos corps en habitant la Terre, comme une part vivante parmi les vivants ?

La conscience écosomatique est une danse de nos écologies intérieures et extérieures qui se déploie par des explorations sensorielles et poétiques en mouvement.

Vous avez envie d’en savoir plus? En mots et en voix, un aperçu de notre dernier stage d’écriture en mouvement réalisé par Bernard Imbs à partir des images récoltées par Nathale Mann. C’est ici :

Les intervenantes

Myriam Dhume-Sonzogni est poétesse. Formée aux questions d’écopoétique, elle anime des ateliers dans le désir d’accompagner chacun·e à déployer des mots vivants de façon à nourrir des espaces riches de rencontre et de transformations.


Pour en savoir plus : https://myriades.xyz/

Nathalie Mann est éducatrice somatique formée par « Matières, arts somatiques » à la pratique du Body Mind Centering. Danseuse et pédagogue, elle ouvre des espaces d’expérimentation au carrefour de la danse, de la communication et des pratiques somatiques.

Pour en savoir plus : https://www.tangodyssee.com 

Organisation pratique

 En choisissant de nommer nos pratiques « écosomatiques » {écopoétiques} nous souhaitons participer à l’essor d’un champ à la croisée des arts, de l’écologie et de la société. C’est un nom récent pour expliciter une relation au vivant qui en soi n’est pas nouvelle, mais à recréer, comme réactiver des chemins perdus. Il s’agit avant tout de relations, de relationnel, de se comprendre comme imbriqué.es dans les interactions et interdépendances des vivants autres qu’humains et humains. Nous soutenons l’urgence des savoirs incarnés et situés dont nos corps {nos écritures}  compris dans ces écologies locales deviennent à la fois les réceptacles et les canaux. Nous oeuvrons pour des devenirs terrestres et défendons, sentons, vivons, créons, aimons cette appartenance au système Terre. 

 

Texte publié par Eve Chariatte, Joanne Clavel et Gregory Stauffer  

https://malvaux.net/accueil/a-propos/